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Le fantôme de Stéphane Dion novembre 14, 2009

Posted by jay2go in Politique canadienne.
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Le vent souffle en faveur des conservateurs! Les partielles de lundi dernier ont débouchés sur la victoire inattendue du candidat conservateur dans Montmagny-L’Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup (MIKRDL).

Ce qui était un peu plus attendu, par contre, c’était la piètre performance du parti libéral du Canada.

En moyenne, le PLC a obtenu 14% des suffrages pour les quatre circonscriptions disputées lundi dernier. Pas de quoi fêter. Ça ne vous rappelle pas septembre 2007, lorsque Stéphane Dion s’était carrément planté aux partielles, perdant notamment la circonscription d’Outremont? Rien d’aussi dramatique ici la semaine dernière, non, mais quand même, le fantôme de Dion ne rôde pas très loin…

Les troupes libérales ont décapité leur chef en décembre dernier. «Tasse-toi Stéphane, tu n’es plus l’homme de la situation ». Force est de constater que son successeur ne l’est pas plus. Alors que sous Dion le PLC stagnait dans la mi-vingtaine en termes d’intentions de vote, aujourd’hui son plafond n’est plus 25% mais bien… 30%. Ça va prendre plus que ça pour détrôner les conservateurs.

Question : la prochaine fois que Michael Ignatieff devra trancher à savoir s’il défait, oui ou non, le gouvernement,  le verra-t-on achever sa complète dionisation? S’écrasera-t-il pour laisser le gouvernement sauf, ou bien précipitera-t-il le pays dans une campagne dont personne ne veut (pour faire changement!) et dont les sondages prédisent à son parti au mieux une défaite, au pire une raclée?

Parce qu’avec 28% des intentions de vote et un peu de chance, le PLC obtiendrait, dans le meilleur des cas, eviron 90 sièges. Ce n’est pas aussi mauvais que les 77 obtenus sous Dion mais tout de même, nous sommes loin du messie tant attendu, du Sauveur avec un grand S, d’un Pierre Trudeau seconde mouture qui mènerait le parti au pouvoir et l’y garderait pour 15 ans…

Même Frank McKenna, ancien premier ministre libéral du Nouveau-Brunswick, a dit auc médias cette semaine que personnellement, il ne voyait pas comment les libéraux, dans les circonstances actuelles, pourraient être reportés au pouvoir. Du moins pas dans un avenir rapproché. Quant à Peter Donolo et tous les changements au BCO (Bureau du Chef de l’Opposition), je doute que cela change beaucoup de choses.

Quant au dernier sondage en lice : 18% des Canadiens le voient comme premier ministre, contre 35% pour Stephen Harper. Ou si vous préférez : 29% des intentions de vote pour les libéraux contre 38% pour les conservateurs. Les appuis aux conservateurs s’érodent tout doucement (finis les sommets de 40% des dernières semaines) mais malgré tout, les libéraux glissent ou stagnent, selon la semaine.

Mais sait-on jamais. Les conservateurs nous ont prouvé qu’ils sont passés maîtres dans l’art de se nuire à eux-mêmes. Suffit d’une seule et grosse gaffe pour que tout puisse basculer.

Parlant des conservateurs, on dirait que le froid entre eux et les libéraux de Jean Charest est en voie de se résorber. Jean Charest a mis la «Big Red Machine» libérale provinciale au service du candidat conservateur dans MIKRDL et j’ai l’impression qu’elle pourrait à nouveau être mise à profit, lors du prochain scrutin fédéral, disons, le printemps prochain.

Gérald «12%» Tremblay novembre 4, 2009

Posted by jay2go in Politique québécoise.
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Gérald Tremblay a été réélu dimanche dernier, en dépit de tous les scandales qui se sont abattus sur l’Hôtel de Ville et de l’écoeurement palpable des Montréalais envers les pratiques de son administration. Pourquoi?

L’explication est malheureusement aussi simple qu’elle est désolante et tient à deux facteurs : Harel et Labonté.

Premièrement, l’effet Harel. En tant qu’ex-ministre péquiste responsable des fusions, ouvertement souverainiste (cela va de soi considérant son passé de ministre péquiste) et unilingue francophone, environ la moitié des Montréalais lui était hostile. Disons qu’elle partait avec un énorme handicap, qu’elle aurait peut-être pu surmonter avec le vote francophone.

Or c’est là qu’entre en ligne de compte le facteur Labonté. Les électeurs ont voté à 25% en faveur de Richard Bergeron, pourquoi? Pour faire le ménage. Parce qu’après l’histoire de Benoît Labonté, soudainement, Louise Harel n’est plus apparue en mesure de réparer l’éthique brisée à l’Hôtel de Ville. Parce que les gens que ces odeurs de corruption insultaient le plus ne se sont pas sentis convaincus par Louise Harel, d’où leur appui à Bergeron.

The rest is history comme disent les anglais : le maire sortant s’est faufilé entre deux candidats d’opposition. Une opposition forte dans sa division, dans sa faiblesse, si l’on veut.

Ce n’est pas compliqué, n’est-ce pas? Ce résultat, on aurait pu le prédire dès que l’on s’est aperçu que la course à deux se transformait en course à trois, à une semaine et demie du scrutin.

Ceci étant dit, le maire a été élu avec 37% des suffrages. Sur un taux de participation de 32%. Comme le dit mon confrère blogueur Gros BS, 37% de 32%, ça fait un maire de bien peu de monde. 11,84% en réalité. Il aura donc fallu 12% de la population pour réélire un maire corrompu et sans colonne vertébrale.

Franchement désolant.

Bonne chance, M. Tremblay!

P.S.: Vincent Marissal nous apprenait ce matin que la «grande famille souverainiste» est divisée et en veut à Madame Harel de s’être présentée en dépit de ses faiblesses, d’avoir mal performée, etc. Personnellement : bull shit! Prenez Diane Lemieux, qui s’est rangée du côté de M. Tremblay («Gérald Tremblay is my man!» disait-elle). Ce n’est pas la faute de Mme Harel si la famille est divisée. Diane Lemieux, entre autres, et tous les autres péquistes qui ont travaillé pour MM. Tremblay et Bergeron, sont tous maîtres de leurs propres décisions. À moins d’en vouloir tout simplement à Mme Harel de s’être carrément présentée. Et ça, c’est douteux comme motif de réprimande.

Ah, ces péquistes! Ils sont vraiment dans leur bulle.