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Plus «quand» que «si»? septembre 3, 2009

Posted by jay2go in Politique canadienne.
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Si la tendance se maintient…

Les hostilités seront déclenchées sous peu.

Alors, quand voterons-nous? Le 26 octobre? Le 9 novembre? Le 16?

Les libéraux sont compétitifs pour la première fois depuis 2004, et c’est Paul Martin qui l’avait emporté à cette occasion. On aura l’occasion de vérifier si la victoire conservatrice de 2006 était bel et bien une victoire conservatrice, ou si c’était plutôt une défaite libérale. Idem pour 2008. : était-ce simplement l’effet Dion? L’intermède conservateur tire-t-il à sa fin, où la percée conservatrice est-elle au contraire en pleine expansion?

J’ai hâte de voir l’issue de cette «bataille des titans» dont il est désormais évident que Jack Layton ne veut pas. Avouez que tendre autant la main au gouvernement conservateur, c’est quelque chose que l’on n’a pas vu souvent, et qui ne semble pas très naturel.

Donc, les libéraux peuvent-ils reprendre le pouvoir aux conservateurs? Certainement. Le feront-ils? C’est une autre paire de manches. Les conservateurs sont prêts, ils n’ont pas peur d’une élection et sont bien préparés. L’économie va mieux et c’est Ignatieff le premier qui a signifié son intention de provoquer des élections à l’automne, il portera donc très fort probablement l’odieux du déclenchement des élections… au moins pour 5 jours.

Le pire dans tout ça, c’est que mon petit doigt me dit que la tendance ne se maintiendra pas. J’ai comme une vague intuition que le NPD va appuyer le gouvernement, ou à la limite, s’abstenir de voter pour le défaire en chambre. Au-delà de la rhétorique néo-démocrate, je suis certain que Layton n’est pas plus emballé que ça à l’idée d’envoyer ses 39 députés au champ de bataille. En politique, les gestes parlent plus que les discours et autres déclarations, et les agissements du NPD des derniers jours sont révélateurs à l’égard de leur appétit pour une élection. Mais je me trompe peut-être…

A win is enough

Je désirerais protester contre une allusion récente de Mme Chantal Hébert dans le Toronto Star (Even a win might not be enough for Harper) qui déclare que, survenant un résultat serré en termes de sièges aux Communes le soir du vote, la Gouverneure générale pourrait , malgré qu’une majorité de sièges soit octroyée aux conservateurs, demander au chef libéral de former le gouvernement avec l’appui du NPD.

Absolument pas.

La constitution canadienne oblige le gouverneur général à nommer comme premier ministre le chef du parti ayant fait élire le plus de députés en chambre.

Comme une coalition PLC-NPD en bonne et due forme est hors de question pour les libéraux, Mme Jean aura l’obligation constitutionnelle de nommer Stephen Harper chef du gouvernement si c’est son parti qui fait élire le plus de députés. Si et seulement s’il échoue à recevoir la confiance de la chambre Mme Jean pourra demander à Michael Ignatieff de tenter à son tour de former un gouvernement bénéficiant de la confiance de la chambre. Si et seulement si.

Et comme on l’a vu l’an dernier, la fenêtre d’opportunité pour un changement de gouvernement sans passer par de nouvelles élections est très étroite.

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