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Drôle de maire! septembre 25, 2009

Posted by jay2go in Uncategorized.
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Pauvre Gérald Tremblay. Ça doit pas être facile d’être dans ses souliers. Une tuile après l’autre en pleine campagne électorale, la moitié des Montréalais trouvent que ça pue dans les dossiers de l’Hôtel de Ville, Louise Harel qui lui chauffe les fesses… et ce n’est même pas sa faute! Bah non, il ne savait rien.

C’est moi où on a un maire légèrement, disons, incompétent?

Le plus gros contrat de l’histoire de la Ville donné dans des circonstances douteuses et complètement dénaturé en cours de route? Il n’en savait rien.

Le numéro deux de son administration, le président du comité exécutif en personne, qui se promène sur le yacht de l’homme d’affaires à qui le plus gros contrat de la ville a été donné… et qui finit six mois plus tard au sein de l’administration d’une de ses compagnies affiliées. Le maire là-dedans? Aussi scandalisé que les citoyens qui l’ont appris! Il n’en savait rien.

Ou plutôt, et pardonnez le cynisme, il n’en «savait rien». Grosse différence. Parce qu’en ce qui me concerne, de deux choses l’une : ou bien il n’en savait réellement rien et on a un maire aveugle, sourd et sot par-dessus le marché (il a fallu l’acculer au pied du mur pour qu’il reconnaisse qu’il y avait une mauvaise odeur dans cette histoire), ou bien il le savais très bien mais n’a rien fait.

Dans un cas comme dans l’autre, cet homme ne mérite certainement pas un troisième mandat à l’Hôtel de Ville. Vous croirez la version que vous voulez, mais en ce qui me concerne, son administration ne lave pas plus blanc que blanc. Loin de là. J’ai beaucoup de difficulté à croire que le maire soit incapable de voir ce qui se trame dans sa propre admnistration.

Bref, tout ça sent mauvais. Très mauvais. Mais le maire s’en fout parce que de toute façon, qu’il gagne ou qu’il perde ses élections, l’histoire sera morte et enterré le 2 novembre au matin.

C’est plate, mais c’est comme ça. Et après ça, qu’on vienne se demander pourquoi la population est cynique!

Les élections et l’économie septembre 15, 2009

Posted by jay2go in Politique canadienne.
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Depuis que les rumeurs d’élections circulent, c’est-à-dire depuis maintenant bientôt trois semaines, le seul et unique refrain qu’on entend, c’est «Ah non! Pas des élections en pleine crise économique, ça coûte cheeeer!»

Ahem… quel mauvais argument!

Entendons-nous bien, 300 millions de dollars, ça peut paraître beaucoup comparé avec le budget d’un particulier mais dans le budget de l’État, c’est une pécadille. Une miette.

D’autant plus qu’il s’agit là d’une dépense qui crée des emplois. Un stimulus de 300 millions de dollars dans une économie en pleine reprise. pourquoi pas? On peut rejeter du revers de la main la pertinence du keynésianisme, il n’en demeure pas moins que ce sont des milliers d’emplois qui seront créés le temps d’une élection. Des élections étant nécessaires et inévitables, aussi bien y aller maintenant, alors que les libéraux sont en position de faiblesse relative.

Quant à l’argument des conservateurs voulant que cela nuise à la reprise de l’économie, il a été démenti par… voyons voir : le Globe & Mail, le CD Howe Institute (qui est pourtant de droite), l’économiste en chef de la banque TD Canada Trust, d’autres économistes de tout acabit… Une élection nuirait à la reprise de l’économie telle que les conservateurs l’envisagent, point. Grosse différence.

Ceci étant dit, on peut donc voir un (des) point(s) positif(s) à une élection cette automne.

Nous sortons d’une crise économique : voilà une bonne occasion de choisir qui nous voulons avoir à la tête de l’État pour les trimestres à venir! La vision des libéraux ou la vision des conservateurs?

Avec la crise parlementaire de décembre dernier, M. Harper a perdu de facto la confiance de la Chambre, qu’il a évité de perdre de jure avec la prorogation dela Chambre. Résultat : crise de confiance majeure à la Chambre des Communes. C’est le temps d’en finir.

La Coalition (des Trois Stooges, comme on dit en anglais)

Parlant de «la Coalition», dont les conservateurs voudraient bien faire leur cheval de bataille… je suis partagé entre «c’est une excellente stratégie» et «c’est la pire stratégie au monde».

C’est une excellente stratégie car il n’y avait guère qu’au Québec et dans l’Atlantique que l’idée d’une coalition était populaire. Une majorité pour les conservateur sur ce thème reste donc très possible, si l’Ontario embarque dans son jeu.

La pire stratégie du monde parce que c’est cynique. On a vu l’an dernier, le Canada était divisé en deux sur cet enjeu : Western Canada contre Eastern Canada. Les conservateurs veulent-ils vraiment s’arroger une majorité sur le dos d’une telle politique de division? Ça pourrait faire très mal, après coup…

Tout ceci dans l’hypocrisie la plus crasse : pour illustrer, disons que si la Coalition est Frankenstein, et bien Stephen Harper est le savant fou qui l’a créé.

Quand on a un premier ministre minoritaire qui gouverne comme s’il était majoritaire (on appelle cela un abus de mandat, soit dit en passant), que fait l’opposition pour lui bloquer la route? Elle forme une alliance. Qu’ont fait les puissances centrales européennes pour contrer les visées expansionnistes de la France napoléonienne? Elles ont fait une alliance. Ce n »est pas interdit. Ce n’est ni illégal ni illégitime. Notre constitution ne l’interdit pas. Beaucoup de pays le font. Dois-je en rajouter?

Stephen Harper est l’artisan de cette «créature» qu’est la coalition. Qu’il tâche de ne pas l’oublier.

Plus «quand» que «si»? septembre 3, 2009

Posted by jay2go in Politique canadienne.
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Si la tendance se maintient…

Les hostilités seront déclenchées sous peu.

Alors, quand voterons-nous? Le 26 octobre? Le 9 novembre? Le 16?

Les libéraux sont compétitifs pour la première fois depuis 2004, et c’est Paul Martin qui l’avait emporté à cette occasion. On aura l’occasion de vérifier si la victoire conservatrice de 2006 était bel et bien une victoire conservatrice, ou si c’était plutôt une défaite libérale. Idem pour 2008. : était-ce simplement l’effet Dion? L’intermède conservateur tire-t-il à sa fin, où la percée conservatrice est-elle au contraire en pleine expansion?

J’ai hâte de voir l’issue de cette «bataille des titans» dont il est désormais évident que Jack Layton ne veut pas. Avouez que tendre autant la main au gouvernement conservateur, c’est quelque chose que l’on n’a pas vu souvent, et qui ne semble pas très naturel.

Donc, les libéraux peuvent-ils reprendre le pouvoir aux conservateurs? Certainement. Le feront-ils? C’est une autre paire de manches. Les conservateurs sont prêts, ils n’ont pas peur d’une élection et sont bien préparés. L’économie va mieux et c’est Ignatieff le premier qui a signifié son intention de provoquer des élections à l’automne, il portera donc très fort probablement l’odieux du déclenchement des élections… au moins pour 5 jours.

Le pire dans tout ça, c’est que mon petit doigt me dit que la tendance ne se maintiendra pas. J’ai comme une vague intuition que le NPD va appuyer le gouvernement, ou à la limite, s’abstenir de voter pour le défaire en chambre. Au-delà de la rhétorique néo-démocrate, je suis certain que Layton n’est pas plus emballé que ça à l’idée d’envoyer ses 39 députés au champ de bataille. En politique, les gestes parlent plus que les discours et autres déclarations, et les agissements du NPD des derniers jours sont révélateurs à l’égard de leur appétit pour une élection. Mais je me trompe peut-être…

A win is enough

Je désirerais protester contre une allusion récente de Mme Chantal Hébert dans le Toronto Star (Even a win might not be enough for Harper) qui déclare que, survenant un résultat serré en termes de sièges aux Communes le soir du vote, la Gouverneure générale pourrait , malgré qu’une majorité de sièges soit octroyée aux conservateurs, demander au chef libéral de former le gouvernement avec l’appui du NPD.

Absolument pas.

La constitution canadienne oblige le gouverneur général à nommer comme premier ministre le chef du parti ayant fait élire le plus de députés en chambre.

Comme une coalition PLC-NPD en bonne et due forme est hors de question pour les libéraux, Mme Jean aura l’obligation constitutionnelle de nommer Stephen Harper chef du gouvernement si c’est son parti qui fait élire le plus de députés. Si et seulement s’il échoue à recevoir la confiance de la chambre Mme Jean pourra demander à Michael Ignatieff de tenter à son tour de former un gouvernement bénéficiant de la confiance de la chambre. Si et seulement si.

Et comme on l’a vu l’an dernier, la fenêtre d’opportunité pour un changement de gouvernement sans passer par de nouvelles élections est très étroite.