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«La grande illusion du front commun» mai 31, 2009

Posted by jay2go in Uncategorized.
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Chronique de Claude Picher parue dans La Presse du 16 mai dernier (oui, je sais, je suis en retard…)

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Beaucoup de gens ont dû sursauter en voyant les leaders syndicaux québécois former un front commun pour soutirer à leur employeur (c’est-à-dire l’ensemble des contribuables) des augmentations salariales de 11,5% sur trois ans.

Cette demande apparaît singulièrement insolite, restons polis, alors que nous traversons la pire récession des 70 dernières années. Les travailleurs perdent leurs emplois par milliers. Depuis le début de la récession, 321 000 emplois ont été supprimés au Canada, dont 32 000 au Québec. Les gouvernements ont renoué avec le cercle vicieux des déficits et de l’endettement. Mais les syndicats québécois semblent déconnectés de ces réalités, «comme des Martiens qui viendraient de débarquer sur Terre et qui n’arrivent pas à décoder les bulletins de nouvelles», pour reprendre l’expression de mon collègue Alain Dubuc.

 

Or, le front commun affirme avoir en mains un argument blindé: le dernier rapport de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) sur la rémunération. Le document montre que, pour des emplois identiques, les salaires des fonctionnaires québécois sont maintenant en retard sur ceux du secteur privé.

 

Le rapport de l’ISQ reprend la méthodologie du défunt Institut de recherche et d’information sur la rémunération (IRIR), qui compare la rémunération pour près de 80 emplois-repères que l’on trouve à la fois dans le public et le privé: cadres, professionnels, employés de bureau, ouvriers. Les emplois qui sont peu représentés dans le privé, comme les policiers, les infirmières ou les enseignantes, sont exclus de l’étude.

La dernière enquête de l’ISQ montre qu’effectivement, les fonctionnaires québécois accusent un retard salarial de 5,2% sur le secteur privé. En revanche, si on tient compte de la rémunération globale, en incluant les avantages sociaux (assurances collectives, caisses de retraite) et la durée de la semaine de travail, les fonctionnaires détiennent un avantage de 4,2%.

Si on ne retient que le secteur privé syndiqué, le retard salarial est de 15,6%, et de 12,2% si on tient compte de la rémunération globale.

Au premier coup d’oeil, on peut donc comprendre que les dirigeants syndicaux parlent de «rattrapage».

Mais dans les faits, le discours du front commun est une illusion. Ce n’est pas vrai, tout simplement pas vrai, que les salaires du secteur public québécois sont en retard sur ceux du privé.

L’enquête de l’ISQ ne couvre que les entreprises de 200 employés ou plus. Ce n’est pas une omission ou une erreur méthodologique, c’est voulu comme cela. Puisque l’idée est de comparer la rémunération des fonctionnaires avec les autres secteurs, on retient des employeurs qui offrent des conditions comparables à celles du secteur public.

Or, le marché du travail au Québec ne se limite pas aux grands employeurs, et encore moins aux entreprises syndiquées.

Il existe au Québec 3,3 millions d’emplois. De ce nombre, 2,3 millions se trouvent dans des entreprises comptant moins de 200 employés. Autrement dit, en affirmant que les salaires des fonctionnaires sont inférieurs à ceux du privé, on ignore la situation de 70% des travailleurs, pour l’essentiel les moins bien payés.

Il existe bien sûr des exceptions, mais il n’y a aucun doute que les salaires grimpent avec la taille de l’entreprise.

Dans les petites entreprises employant moins de 20 personnes, le salaire hebdomadaire moyen se situe à 436$. Ce montant grimpe à 582$ dans les entreprises où on trouve entre 20 et 99 employés. Ces deux catégories, à elles seules, représentent 63% de l’emploi au Québec. Or, le salaire moyen québécois se situe à 598$. C’est donc dire que deux travailleurs sur trois ont des salaires inférieurs à la moyenne. Dans les entreprises comptant entre 100 et 500 employés, les travailleurs gagnent 722$ et enfin, dans les grandes entreprises (plus de 500 employés), il passe à 813$.

Et on ne parle même pas ici des avantages sociaux.

Dans ces conditions, le supposé «retard» des fonctionnaires sur le secteur privé est une immense fiction. La réalité, c’est que les fonctionnaires sont en retard seulement si on ne considère que les meilleurs employeurs du privé, et qu’on fait comme si 70% des autres travailleurs n’existaient pas.

Allez donc expliquer aux deux millions de travailleurs québécois, dans les PME manufacturières, les restaurants, les salons de coiffure, les petits commerces de détail, qui travaillent pour 500$ par semaine ou moins, à peu près aucune sécurité d’emploi et des caisses de retraite dérisoires quand ils en ont, allez donc leur dire qu’ils sont en «avance» sur les syndiqués du front commun.

Alain Dubuc a raison: des Martiens.

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Tout ce que je peux dire, c’est que j’espère que le gouvernement n’hésitera même pas à tenir tête aux syndicats. Leurs demandes sont complètement irréalistes et indécentes. Les syndicats sont des structures complètement archaïques qui se croient toujours dans les années 1970 et qui n’ont plus leur raison d’être aujourd’hui : loin de protéger les travailleurs contre les employeurs, ils saignent à blanc les contribuables tout en ne faisant qu’aggrandir le fossé entre travailleurs syndiqués et non syndiqués. Ils tentent de faire pitié alors que ce sont eux qui détiennent le plus d’avantages. Bref, l’art de prendre les contribuables pour des valises. Je m’arrête ici, sinon ça va devenir du union-bashing.

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Adieu Palestine mai 24, 2009

Posted by jay2go in Moyen-Orient.
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Barack Obama et Benjamin Nétanyahou se sont vus, se sont parlés, ont convenu de ne pas insister sur le fossé qui les divise. «Le temps n’est pas encore venu pour ces deux hommes», a commenté un ancien conseiller de Clinton. Et cela n’augure pas bien pour les Palestiniens.

Difficile d’imaginer deux hommes politiques aussi différents. Obama est un intellectuel, un homme posé et réfléchi, un homme de droits et de principes qui considère la puissance militaire comme le dernier recours. «Bibi» est un baroudeur, un manipulateur, un homme qui s’est souvent tiré dans le pied, un guerrier sans scrupules, un petit politicien de bas étage. Pas d’atomes crochus.

Difficile aussi d’imaginer deux pays dont la psyché soit aussi différente et même antagoniste. Aux États-Unis, c’est le grand retour sur soi, une sorte de psychanalyse collective, une remise en question de tous les dogmes et même du rêve américain, qui s’effiloche en même temps que les banques et les constructeurs d’automobiles. La puissance ne garantit pas la sécurité. La négociation et la paix garantissent la stabilité et la sécurité mondiale.

En Israël, c’est la fuite en avant. On va de guerre en guerre. Le Liban, Gaza, et on souhaiterait bien blesser à jamais l’Iran. La puissance militaire dans ce pays demeure le premier recours, la colonisation des territoires palestiniens reste la règle de droit, même si elle est illégale. Les Américains tendent la main aux Européens, tentent aussi de rétablir des relations plus harmonieuses avec le monde musulman. Israël et son gouvernement actuel n’entretiennent que mépris pour ces rêveurs et faiseurs de paix et d’État palestinien que sont les Nations Unies, l’Union européenne et, depuis Obama, les États-Unis. C’est mal parti pour la paix.

Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Tzipi Livni, ancienne ministre des Affaires étrangères, qui a déclaré le 2 avril dernier: «Israël n’est plus un partenaire pour la paix.» Elle réagissait aux propos de son successeur, Avigdor Lieberman, qui la veille avait ridiculisé le processus d’Annapolis qui créait un cadre de négociations avec les Palestiniens. Il faut dire un mot de ce politicien sulfureux. Il ne croit pas que les citoyens arabes d’Israël doivent jouir des mêmes droits. Il fait l’objet d’une enquête policière pour escroquerie, fraude, abus de confiance et blanchiment d’argent. Avec lui, dans ce gouvernement de coalition bancal, des extrémistes religieux, des ultranationalistes et le travailliste Éhoud Barak, qui a planifié l’attaque meurtrière contre Gaza. Gouvernement pléthorique, plus de la moitié des membres de la coalition sont ministres, on ne se préoccupe que des petites luttes d’influence. On lutte pour arracher des concessions qui avantagent sa clientèle électorale. Alors, le pays s’enfonce de plus en plus dans une sorte de conservatisme social et religieux, dans un cynisme dangereux pour la démocratie israélienne, qui devient de moins en moins exemplaire.

Tous les colons de la Cisjordanie (de la Palestine) appuient cette coalition médiocre et à courte vue. Alors, on multiplie les colons. On ne sanctionne pas les colonies illégales et on permet l’expansion «naturelle» des colonies existantes. Depuis quelques années, le nombre des colons en Palestine est passé de 200 000 à 500 000. Les réseaux de communication entre les établissements israéliens en Palestine charcutent le territoire, empêchent son développement économique et entravent la libre circulation des Palestiniens dans leur pays.

Le président Obama a réclamé la fin de la colonisation, position classique, unanimement répétée par la communauté internationale depuis des dizaines d’années. Bibi lui a peut-être répondu: «Vous voulez que j’expulse 500 000 citoyens israéliens, que je les ramène de force en Israël. Vous n’êtes pas sérieux, ce serait la guerre civile.» Il ne l’a pas dit ainsi, mais c’est l’hypothèse qu’on évoque en Israël et, comme cette solution n’est pas envisageable, elle annonce que l’idée d’un État palestinien est obsolète. Cette idée relève d’une autre époque, pour le gouvernement actuel. C’est une chimère. Peu importe que la désespérance palestinienne alimente continuellement l’anti-occidentalisme des pays arabes et musulmans, Israël n’en a cure.

Il faut regarder une carte de la Cisjordanie pour constater à quel point le fait accompli par des décennies de mépris des lois internationales et de la population palestinienne a créé une situation quasiment irréversible. Le territoire est une peau de léopard parsemée de quelques villes palestiniennes et de quelques villages. Plantées un peu partout, les colonies légales ou illégales grugent les terres, monopolisent les ressources en eau. Impossible de créer un véritable État, puisque cet État n’aurait pas de territoire et ne contrôlerait pas les déplacements de population. Oublions la Palestine pour longtemps, probablement pour toujours.

Mais les États-Unis? Ne peuvent-ils pas inverser le processus? On a toujours exagéré l’influence du gouvernement américain sur Israël. Après tout, cela fait douze ans au moins que Washington propose deux États indépendants, sans aucun succès. Les Américains pourraient cesser d’aider Israël, se livrer à une sorte de chantage. Cette partie de poker, elle se déroule depuis des décennies et les champions du bluff sont les Israéliens. Ils savent que Washington n’abandonnera jamais Israël et ils en profitent pour créer une situation inextricable qui fera de la Palestine une piètre collection de petites mairies. Certainement pas un pays.

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Chronique de Gil Courtemanche parue dans l’édition de samedi-dimanche derniers du Devoir.

Ils sont rares, les textes qui ne sont pas aveuglément pro-Israéliens, je trouvais qu’il méritait d’être souligné, d’autant plus que cet article a le mérite de donner l’heure juste sur l’évolution de la situation israélo-palestinienne. Oui, Israël poursuit illégalement la colonisation des terres palestiniennes. Oui, Israël tente d’enrayer la possibilité de la création d’un État palestinien. Ceci n’est pas un «torchon partisan antisémite» comme certains seront tenter de le caractériser. On ne peut en dire autant des torchons partisans islamophobes qui, malheureusement pour la qualité du débat, pullulent.

Nos intégristes laïcistes (ajout) mai 12, 2009

Posted by jay2go in Politique canadienne, Politique québécoise.
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La Fédération des femmes du Québec vient récemment de prendre position contre l’interdiction du port du voile dans la fonction publique. Il n’en fallait pas plus pour qu’on se mette à dénoncer de part et d’autres ce que Djemila Benhabib (Ma vie à contre-Coran) appelle la «gangrénisation» de la FFQ par les mouvements islamistes. Rien de moins! La révolution islamique est à nos portes…

Que des musulman(e)s aient fuit les intégristes islamistes dans leur pays natal pour venir s’établir dans un pays laïc est tout à fait normal. Mais quand ces personnes viennent ici nous dire sans rire qu’il faudrait piétiner les libertés religieuses des musulmans sous couvert qu’eux n’ont pas pu gagner leur «combat contre la liberté» chez eux, c’est une autre paire de manches.

Tant mieux si Mme Benhabib a pu, pour le bien de son développement personnel, fuir son pays. Oui, les extrémistes islamistes oppressent les femmes. Oui, la société québécoise/canadienne est laïque.

Or, d’une part, tous les musulmans ne sont pas intégristes, comme aimerait bien le croire Richard Martineau, qui les met tous dans le même bateau, et d’autre part, je crois que M. Martineau et Mme Benhabib ne comprennent pas bien le concept de laïcité.

Ce que n’ont pas compris nos intégristes laïcistes, c’est qu’une société laïque n’est pas une société dans laquelle on interdit les pratiques religieuses et le port de symboles religieux, c’est une société où l’on n’impose aucune religion comme étant une religion d’État. Laïcisme veut dire neutralité : l’État ne dicte aucune religion et chacun est libre de vivre sa religion comme bon lui semble. Si une femme désire porter le voile, c’est son droit le plus strict. Et n’en déplaise à ces frileux de la religion, toutes les femmes ne portent pas le voile en guise de soumission. Un État laïc peut très bien permettre (permettre N’est PAS obliger) le port du voile sans aliéner son caractère de neutralité à l’égard de la religion.

Mais nos intégristes québécois, qui se sentent menacés par ces « dangereux musulmans qui veulent contrôler le monde » préfèrent une forme plus rigide, plus radicale, de laïcité : l’interdiction des pratiques religieuses dans la sphère publique. À part la nôtre, s’entend. Il ne viendrait à l’idée de personne de commettre l’hérésie de décrocher le crucifix de l’Assemblée nationale, par exemple! Et qu’importe si Noël est un congé férié catholique : si un musulman souhaite travailler à Noël et prendre son congé férié, disons, le 14 avril, nenni! Pas question! Tu prends ton congé catholique ou bien rien. Ce n’est pas de la laïcité, c’est l’imposition du christianisme d’État. Je suis désolé, mais ce n’est pas exactement pécher par ouverture d’esprit…

Mais que voulez-vous, le Québec profond se sent menacé et se croit donc justifié de casser du sucre sur le dos des méchants-immigrants-intégristes-islamistes-qui-veulent-dominer-le-monde-et-voiler-nos-femmes. Quant à Mme Benhabib, que l’on voudrait croire pourtant nuancée étant donné son bagage personnel, elle ne semble pas réaliser qu’il y a une marge entre le voile et la sharia, et qu’interdire le port du voile n’est guère plus noble que l’obliger.  Elle va même jusqu’à justifier sa prise de position par l’affaire Parvez! (Aqsa Parvez est une jeune torontoise de 16 ans assassinée par son père parce qu’elle refusait de porter le voile). Et de conclure : « Que vaut le sang de ces jeunes filles et de ces femmes? ».

Réponse : la même chose que le sang de ces millions d’Africains qui meurent du Sida chaque année. Et que je sache, les bons petit Québécois catholiques ne jurent pas tous que par le pape, qui va raconter en Afrique que le port du condom ne change rien aux chances de contracter le Sida. Le christianisme est meilleur que l’islam, vraiment? Sans rire?? Mais bon, les intégristes, qu’ils soient islamistes ou laïcistes, ne font pas dans la nuance. Mieux vaut s’appuyer sur une minorité qui étaye bien nos propos que sur la majorité silencieuse, et tant pis si cela a des conséquences néfastes pour cette dernière.

Et c’est bien connu, un musulman est beaucoup plus dangereux qu’un chrétien ou qu’un juif, s’empressent de nous dire sur un ton paternaliste ces mêmes illuminés qui appuient les opérations israéliennes contre des civils palestiniens sous couvert d’éradiquer le terrorisme du Hamas et du Hezbollah… mais je m’égare.

Là où je veux en venir, c’est pourquoi ne pas accepter le libre choix en la matière? Pourquoi ne pas accepter que des femmes puissent avoir envie de se voiler en toute liberté, si cela convient à leurs croyances religieuses? Et si on interdit le voile, pourquoi pas interdire les foulards par la même occasion? Ah oui, parce que c’est religieux. Tu parles d’un dogme!

La Turquie est un État laïc qui permet très bien le port du voile en public et dans les institutions. Si la Turquie, par sa position géopolitique et son héritage géo-historique, est capable d’y arriver, pourquoi le Québec/Canada ne le pourrait-il pas? Si la Turquie, qui a bien plus à craindre que nous la menace d’une révolution islamique, accepte de donner cette liberté aux musulmans, pourquoi ne le pourrions-nous pas? Désolé, aucune excuse valable ne me vient à l’esprit. La peur non justifiée, pas plus que la paranoïa, ne sont des excuses valables. 

Bref, dans cette histoire, la FFQ a au moins le mérite d’adopter la position qui s’inscrit le mieux dans le soi-disant caractère d’ouverture qui caractériserait notre société : pas d’obligation, pas d’interdiction.

L’obligation porterait atteinte aux libertés des non musulmans ; l’interdiction porterait atteinte aux libertés des musulmans. Le libre choix, il ferait mal à qui?

Je veux dire, à part à nos intégristes à nous, cette bande de paranos qui se sentiraient bafoués par un palmier…

En ce qui me concerne, être conservateur, c’est refuser de cautionner l’action de l’État dans un domaine qui relève du privé ; c’est refuser que l’État endosse une religion d’État particulière, et refuser à plus forte raison qu’il le fasse tout en  laïc d’une seule et même voix ; c’est laisser le plus de liberté possible et le plus d’opportunités de libre-choix possibles à l’individu. L’État n’a pas à dicter son comportement à un individu, tant qu’il soit en respect du cadre juridique établi. Porter le voile ne viole aucune loi, et il ne devrait y avoir de lois pour restreindre la liberté des individus en la matière. 

Mais pour certains «conservateurs» sociaux, les mêmes qui justifient cette aberration juridique qu’est la prétention de hiérarchiser les droits et rendre le principe de l’égalité homme-femme supérieur de quelque façon à celui de la liberté religieuse ; pour certains conservateurs sociaux donc, il est du devoir de l’État d’imposer une certaine normativité morale en ce qui touche aux prérogatives des individus.

Objection, votre honneur. Militer pour l’intervention de l’État, quelle qu’elle soit, c’est de l’étatisme. Et l’étatisme se situe à gauche de l’échiquier politique.

MM. Martineau et Benhabib, vous me faites honte! En fait, c’est toute une branche de la droite qui me fait honte dans toutes ces histoires de religion et en particulier d’islam. Cette droite populiste qui est pro-israélienne jusque dans les orteils et qui fait montre de l’intolérance la plus crasse sur tout ce qui touche de près ou de loin la religion musulmane.

Islamophobie? Pas loin. Vraiment pas loin…